Le chevalier noir sous Prozac
Un homme fort qui défend le peuple et le guide dans la nuit face au danger omniprésent. Batman a beau être fasciste, il m’a toujours fait rêver. C’est donc avec un certain plaisir que je me suis attaqué à la trilogie de l’homme chauve-souris sur consoles next gen. Si Arkham Asylum et Arkham City s’avèrent être des réussites, on ne peut pas en dire autant du dernier venu.
Aux origines du mâle
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| Les gauchistes passent enfin à l'action. |
Fort heureusement, le jeu ne s’appesantit pas sur cet aspect (il devrait néanmoins faire l’objet d’un DLC, fan service quand tu nous tiens), et se déroule selon un scénario simple mais assez efficace. On a ainsi affaire à un Batman plus jeune mais non moins badass que dans les deux précédents opus. Il se trouve pris dans une chasse à l’homme organisée par le très méchant Black Mask qui a recruté pour ce faire une armée d’assassins assez effrayante. Le tout dans un laps de temps assez réduit, les événements se déroulant en l’espace d’une nuit. On prendra ainsi plaisir à se balader de toit en toit dans un Gotham enfin reproduit entièrement et à régler leurs comptes à des malfrats en tout genre. Même la police est liguée contre cet hurluberlu fantaisiste en tenue moulante.
Le niveau graphique de la version testée (Xbox 360) ne casse
pas trois pattes à une chauve-souris mais certaines cinématiques sont
splendides. Toujours au rang des bonnes nouvelles, la technique des combats n’a
certes pas beaucoup bougé mais elle reste globalement assez variée et
plaisante. Il faut ajouter à tout ça, une durée de vie de 15 heures tout à fait
correcte (25 en comptant les missions annexes et l’entraînement) et c’est à peu
prêt tout ce qu’on retiendra de bon.
Bim bam
boum boum bim !!!
Batman se retrouve embarqué dans une course contre-la-montre
pour sauver ses fesses et les citoyens de Gotham. Un challenge qui aurait pu être palpitant
mais qui ne l’est pas, tout simplement. Ce qui cloche, ce sont tous ces combats
sans grand intérêt qui s’enchaînent et où il n’est pas rare de devoir éliminer
une vingtaine d’hommes, ces boss et méchants qui sont pourtant là pour faire
plaisir aux fans (presque tout le monde est présent) que l’on achève à coup de QTE
mal dosés.
On avance, on avance et c’est un véritable soulagement que d’arriver au bout de cette aventure. Non pas pour ce que cela procure mais parce que l'on’aura plus à se repayer un de ces fights ennuyeux. C’est là tout le paradoxe d'Arkham Origins, là où ces prédécesseurs savaient parfaitement nous tenir en haleine grâce à une mise en scène léchée, ce dernier ne parvient jamais à nous faire rentrer dans l'aventure.
Faire en sorte qu’un open world à la map gigantesque et
maîtrisé techniquement devienne un jeu aussi palpitant qu’une chanson de
Benjamin Biolay me semblait impossible. C’est pourtant chose faîte.
Batman Arkham Origins
Warner Bros Games Montréal
55€ sur Xbox 360

