Gros rocksor
J'ai beau avoir essayé, m'être forcé à plusieurs reprises... Non, j'ai été longtemps incapable de comprendre l'attrait du bowling ou de la pétanque. Oh, j'y jouais de temps en temps, histoire de faire plaisirs à mes potes, mais je dois dire ces occupations me semblaient aussi palpitante qu'une séance d'épilation à la cire. Mais ça, c'était avant de découvrir Rock of Ages.
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Il faut dire que le jeu des chiliens d'Ace Team n'est pas sans rappeler les sports suscités : en dirigeant un projectile rond qui dévale le long d'une pente, le joueur doit parvenir à enfoncer la porte d'une forteresse tout en évitant plusieurs sortes de pièges. Expliqué comme ça, ça ne fait pas rêver, je vous l'accorde. Pourtant, Rock of Ages et un de ces jeux indie comme il en existe de plus en plus, qui repose sur un principe qui peut paraître basique ou étrange, mais sublimé par une exécution sans faute.
Pierre qui roule amasse le flousse
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| Le mode stratégique permet de placer des obstacles sur la route de l'adversaire. |
Selon la difficulté de la mission, le nombre de pièges déposés par l'adversaire et votre skill en tant que conducteur de rocher de plus de 10 tonnes, il faudra compter entre trois et quatre impacts pour venir à bout de la porte et pouvoir littéralement rouler sur votre rival.
De l'art de la balle
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| La guerre de Troie vue par Ace Team. |
Rolling on the floor laughing
Le dernier ingrédient de Rock of Ages, c'est son humour. Dieu sait pourtant que je suis le premier à dire que l'humour est difficile à manier dans un jeu vidéo, mais là aussi, Ace Team a réussi un coup de maître. Il y a bien sûr le jeu en lui-même : le rocher avec son grand sourire niai, les personnages en deux dimensions qui s'agitent en poussant des cris stupides, les pièges à base de mammouths géants ou d'éoliennes activées par des vaches... Mais il y a surtout les scénettes qui précèdent chaque mission. L'occasion à chaque fois de nager en plein délire monty-pythonesque, au milieu de références à la culture populaire. Léonidas qui gueule "THIS IS SPARTA" avant de balancer un coup de pied à Sisyphe, le comte Vlad Tépès qui éclate un aventurier qui ressemble carrément au héros de Castelvania, Platon et Aristote zombifiés qui ouvrent la voie à la Renaissance... Même un pisse-froid aigri dans mon genre ne peut s'empêcher de sourire ou de rigoler franchement.
Alors, je pourrais parler des défauts de Rock of Ages, de sa durée de vie minable, de ses boss bien relouds, de ses modes de jeu supplémentaires ennuyeux, ou du fait que les scénettes dont je parle un peu plus haut sont tellement réussies qu'elles en feraient oublier le jeu. Oui, je pourrais. Mais ce que je vais vous dire, c'est que, s'il n'est pas parfait, ni même excellent, Rock of Ages constitue une expérience vidéo-ludique à ne pas manquer.
Rock of Ages
Ace Team (Chili)
Environ 9€ sur Steam



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