31/10/2013

Batman Arkham Origins

Le chevalier noir sous Prozac



Un homme fort qui défend le peuple et le guide dans la nuit face au danger omniprésent. Batman a beau être fasciste, il m’a toujours fait rêver. C’est donc avec un certain plaisir que je me suis attaqué à la trilogie de l’homme chauve-souris sur consoles next gen. Si Arkham Asylum et Arkham City s’avèrent être des réussites, on ne peut pas en dire autant du dernier venu. 


Aux origines du mâle

Les gauchistes passent enfin à l'action.
Dès le départ en effet, je craignais le pire. Cette manie d’exploiter à fond le filon des origines des supers héros a tendance à m’horripiler. Surtout que les genèses de ces personnages sont rarement originales («Ouai t’as vu Bruce Wayne le milliardaire, il est allé dans un temple en Asie et en se concentrant chanmé, il a trouvé la force de devenir ce qu’il est aujourd’hui quoi ! »).

Fort heureusement, le jeu ne s’appesantit pas sur cet aspect (il devrait néanmoins faire l’objet d’un DLC, fan service quand tu nous tiens), et se déroule selon un scénario simple mais assez efficace. On a ainsi affaire à un Batman plus jeune mais non moins badass que dans les deux précédents opus. Il se trouve pris dans une chasse à l’homme organisée par le très méchant Black Mask qui a recruté pour ce faire une armée d’assassins assez effrayante. Le tout dans un laps de temps assez réduit, les événements se déroulant en l’espace d’une nuit. On prendra ainsi plaisir à se balader de toit en toit dans un Gotham enfin reproduit entièrement et à régler leurs comptes à des malfrats en tout genre. Même la police est liguée contre cet hurluberlu fantaisiste en tenue moulante.

Le niveau graphique de la version testée (Xbox 360) ne casse pas trois pattes à une chauve-souris mais certaines cinématiques sont splendides. Toujours au rang des bonnes nouvelles, la technique des combats n’a certes pas beaucoup bougé mais elle reste globalement assez variée et plaisante. Il faut ajouter à tout ça, une durée de vie de 15 heures tout à fait correcte (25 en comptant les missions annexes et l’entraînement) et c’est à peu prêt tout ce qu’on retiendra de bon.


Bim bam boum boum bim !!!

Batman se retrouve embarqué dans une course contre-la-montre pour sauver ses fesses et les citoyens de Gotham. Un challenge qui aurait pu être palpitant mais qui ne l’est pas, tout simplement. Ce qui cloche, ce sont tous ces combats sans grand intérêt qui s’enchaînent et où il n’est pas rare de devoir éliminer une vingtaine d’hommes, ces boss et méchants qui sont pourtant là pour faire plaisir aux fans (presque tout le monde est présent) que l’on achève à coup de QTE mal dosés.



On avance, on avance et c’est un véritable soulagement que d’arriver au bout de cette aventure. Non pas pour ce que cela procure mais parce que l'on’aura plus à se repayer un de ces fights ennuyeux. C’est là tout le paradoxe d'Arkham Origins, là où ces prédécesseurs savaient parfaitement nous tenir en haleine grâce à une mise en scène léchée, ce dernier ne parvient jamais à nous faire rentrer dans l'aventure.

Faire en sorte qu’un open world à la map gigantesque et maîtrisé techniquement devienne un jeu aussi palpitant qu’une chanson de Benjamin Biolay me semblait impossible. C’est pourtant chose faîte.

Batman Arkham Origins
Warner Bros Games Montréal
55€ sur Xbox 360

16/07/2013

Legend of Grimrock

Le maître du donjon


Parfois, il m'arrive d'être un peu réac'. A force de traîner sur le web et de bosser dans un journal, je ne suis pas le dernier à m'exclamer "Bindiou, c'était mieux avant ma bonne dame" ou "Tout part en couilles de nos jours". Et peu importe si je n'ai aucun souvenir de cet "avant", trop occupé que j'étais alors à essuyer la morve qui coulait de mon nez d'écolier naïf et enthousiaste. Je me rassure en me disant que je ne suis pas le seul : il suffit pour s'en convaincre de voir la multiplication des titres qui se disent ouvertement old-school.




22/05/2013

The Walking Dead: The Game

Le livre jeu non-jeu dont vous êtes le héros


Je vais me servir de cette petite introduction pour énoncer un fait : les zombies, c'est chiant. Trop souvent, le potentiel amusant du zombie est éclipsé par une pseudo critique sociétale de bas-du-front. Comme si le zombie était devenu le meilleur moyen pour se pencher sur la condition humaine, sur le retour à l'état de nature ou sur les méfaits de l'UMP.



02/05/2013

Alan Wake: American's Nightmare

Remedy ne me fait plus rêver



Le cul-coincé entre deux chaises, entre son envie d'être un TPS décent et sa volonté d'être un jeu d'ambiance, Alan Wake m'a plu. Restait aux Finlandais de Remedy à se décider : quel genre de jeu devait être Alan Wake ? Le pauvre type avait l'air un peu paumé, et moi aussi.



30/04/2013

Deadly Premonition

Fire Walks with us



Une jeune femme assassinée dans une ville perdue au fin fond de l'Amérique, des habitants tous plus bizarres les uns que les autres, une scierie, un inspecteur du FBI... L'histoire de Deadly Premonition semble tellement calquée sur Twin Peaks que j'ai d'abord pensé que PPDA se trouvait à l'origine de tout ça. Mais non, derrière ce jeu vidéo qui réussit l'exploit d'être à la fois fabuleux et résolument loupé se cache le génial Swery.



29/04/2013

Alan Wake

Alan, non mais Alan quoi ?


Alan Wake. Mon bon petit Alan Wake. Un mois après avoir arpenté en long, en large et en travers ton univers, je ne sais toujours pas quoi penser de toi. En tant que survival-horror, tu ne vaux pas tripette. Ton gameplay est à la ramasse. Ton histoire, volontairement incompréhensible. Et pourtant, je t'aime bien. Je ne sais pas si c'est parce que ta eu les couilles de miser tout sur ton ambiance et sur tes personnages idiots, mais la sauce a prise.